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Smart grids, la filière française dans les starting-blocks

schéma d'un smart grid

Les Echos

Expérimentés depuis plusieurs années en France, les réseaux intelligents franchissent un cap cette année avec la généralisation des compteurs communicants et le lancement de la transition énergétique. Pour coordonner leurs efforts, la grande majorité des acteurs (publics et privés) du secteur se réunissent du 27 au 29 mai pour le salon « Smart Grids Paris 2015 ».

Un cadre législatif en cours de définition

Le calendrier est serré, car le salon dédié aux réseaux intelligents ouvre le lendemain du vote prévu à l’Assemblée nationale, le 26 mai, de la loi sur la transition énergétique. Très suivi par les professionnels, ce texte va occuper une place centrale pendant les trois jours du congrès. En effet, la transition énergétique « devrait avoir une forte incidence sur le développement du marché des smart grids », estime Géraldine Trapp, l’organisatrice de l’événement.

Le travail législatif autour du projet de loi NOTRe (le fameux redécoupage des régions françaises) devrait aussi faire l’objet de discussions approfondies. La loi, qui fait actuellement l’objet d’intenses tractations entre le gouvernement et les collectivités locales, promet de modifier considérablement les compétences de ces dernières. Or, les collectivités, en tant que gestionnaires des services publics (énergie, eau, mobilité…) sont les premières clientes et partenaires des entreprises spécialisées dans les smart grids.

Compteur communicant, signe de la convergence énergie-numérique

Malgré ce contexte législatif encore flou, le secteur connaît une accélération depuis quelques mois, avec le lancement de la production industrielle de compteurs communicants. En particulier, la gestion des données des nouveaux compteurs constitue un enjeu central pour de nombreux acteurs présents lors de « Smart Grids Paris 2015 », confrontés à la révolution du digital.

Encore peu présentes dans l’énergie (ou dans l’eau et les transports) il y a quelques années, les entreprises du numérique et des télécommunications (Capgemini, Ericsson, Cisco…) sont devenues des acteurs à part entière du secteur, et seront donc présentes en nombre au salon. Signe de cette convergence entre l’énergie et le numérique, les « big data », les « data labs », les « smart data » (bref à tous les aspects de la donnée) seront l’un des principaux sujets de discussion. A ce titre, c’est Axelle Lemaire, ministre du numérique, qui s’exprimera en ouverture de la deuxième journée sur le thème « comment croiser la transition numérique et énergétique ».

L’édition 2015 de ce salon va donc se focaliser sur les questions législatives et les nouveautés permises par les technologies numériques. Il est cependant dommage que « Smart Grids Paris » reste encore un salon très franco-français : peu d’étrangers y interviendront. Dans l’optique de constituer une filière prête pour l’exportation, l’édition 2016 devra davantage s’ouvrir à l’international !

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  1. Pingback: Smart grids, la filière française... - 21 mai 2015

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