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Lauvergeon – Sarkozy : un combat politique féroce s’engage, à trois mois des élections

Après avoir été écartée de la tête d’Areva, en juillet dernier par Nicolas Sarkozy, Anne Lauvergeon (ex-Areva) « met en cause la présidence de la République » d’opérations de déstabilisation systématique. Ce faisant, l’ex-dame du nucléaire se positionne, en période électorale, comme une opposante déclarée à la réélection de Sarkozy. 

Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy


Qui est Anne Lauvergeon ?

Ancienne Sherpa de François Mitterand, nommée en 1999 par Dominique Strauss-Kahn à la tête du nucléaire français, Anne Lauvergeon est à tête du Conseil de Surveillance de Libération, depuis son débarquement d’Areva.

Coups de boutoirs des plus hautes autorités de l’Etat

Lundi 16 janvier, elle expliquait, que même si depuis 2007,  « pour m’atteindre, la stratégie et les choix d’Areva ont été contestés », elle n’aurait jamais  « pu imaginer qu’une opération de déstabilisation et d’espionnage puisse être organisée ».

Sur BFM, le mardi 17 janvier, Anne Lauvergeon va plus loin : « ce que je sais c’est que j’avais des coups de boutoirs à peu près tous les trois mois, des plus hautes autorités de l’Etat, de déstFabilisation systématique…». Et quand on lui demande si « les plus hautes autorités de l’Etat » se rapportent à  la présidence de la République, la réponse est « oui ».

Ne pas être du club du Fouquet’s : un vrai sujet

L’ancienne présidente du groupe dit s’être opposée à « des intérêts privés qui souhaitaient le démantèlement d’Areva. Ils souhaitaient en récupérer des morceaux et souhaitaient la privatisation, en particulier, de la mine. Et ils ne s’en cachaient pas ».  Elle ajoute que, à son poste, « ne pas être du club du Fouquet’s pour faire du nucléaire ça devenait un vrai sujet, un handicap significatif ».

Pour la suite, Anne Lauvergeon formule le souhaite que « les comportements déviants s’arrêtent ». Elle estime qu’ « on parle d’un sujet trop important avec Areva, pour en faire n’importe quoi ».

Ces dernières déclarations confirment que celle qui a déjà dit non deux fois à Sarkozy (pour le ministère des Finances en 2007 et une indemnité de départ en 2011) ne porte pas le pouvoir actuel dans son cœur.

Un avenir dans un gouvernement PS ?

En revanche, après avoir conseillé Mitterand et pris à la tête à Libération, l’ex dame du nucléaire pourrait être plus encline, dans les mois à venir, à accepter des propositions de l’opposition actuelle en bonne position dans les sondages. A suivre…

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